dimanche 29 juillet 2012

29.07.2012

Une journée qui commence pas trop mal aujourd'hui. De nombreux cumulus fractus ou humilis s'étalent sur le flans des montagnes avoisinantes. Ce sont des nuages de beau temps dut à l'évaporation des pluies abodantes que nous avons eu cette nuit aux alentours de 03h00. Ces précipitations représente environ 10 mm sur ma sonde pluviométrique. Par contre j'ai en ce moment quelques doutes car celle de Dayer.biz n'annonce que 5 mm, soit moitié moins. Etant à 400m vol d'oiseau, j'ai quelques doutes sur laquelle pose probléme plutot que de penser qu'il est tombé le double chez nous. D'ailleurs, j'envisage de déplacer ma sonde car celle-ci est fixé à la barrière du jardin, ce qui me pose quelques problémes de mesures lorsque je mets l'arrosage en route ! (Hé oui, ca fausse un peut les mesures ;)). Je pense notament mettre la sonde sur le mat du toit ou se trouve déjà l'anémomètre.

La météo semble plutot bonne pour aujourd'hui. Le ciel ne montre pas de signe menaçant particulier au dessus des cumulus de relief. Par contre des mouvements convectifs développant ces nuages ne sont pas à exclure! Ce qui rejoindrai probablement les prévisions de faibles précipitaions vu sur météo suisse... Quoique on peut en douter car si on arrive à maturité vers une structure cumulus calvus ou cumulonimbus, là, ce sera la grosse douche!
On se sent déjà un vent de vallé se metttre en place ce matin (11h00). Celui ci va perdurer jusqu'au soir... Le fameux cycle des vents de vallée : monte le jour, descend la nuit...

Des températures modérées pour le moment, environs 18C°. 

samedi 28 juillet 2012

Aspiration de la tropopause

  • On sait que la tropopause marque la zone de transition entre la troposphère et la stratosphère. En général, la tropopause se situe vers 300hPa, et c’est en fait une surface semi-rigide. C’est à dire qu’elle ne peut pas être beaucoup poussée vers haut (à cause de la stabilité verticale à ce niveau, induite par la remontée de la température dans la stratosphère), mais peut sans trop de problèmes être « aspirée » vers le bas (l’air stratosphérique froid et sec fait alors une intrusion dans la troposphère).

  • On peut repérer ces aspirations de la tropopause vers le bas grâce à un nouveau paramètre météorologique : le tourbillon potentiel (TP). On ne rentrera pas dans les détails, et on retiendra seulement que c’est un paramètre conservatif sous certaines conditions, et qui permet de faire la distinction entre air stratosphérique et air troposphérique. On exprime le tourbillon potentiel en PVU (Potential Vorticity Unit en Anglais). L’air troposphérique a généralement un TP inférieur à 1,5PVU, alors que l’air stratosphérique a un TP souvent assez largement supérieur à 1,5PVU. On comprend aisément que la tropopause (dite dynamique) a un TP constant de 1,5PVU.

  • La carte ci-dessous montre le TP de la surface isentrope 320K (Theta=320K IPV). Pour simplifier la compréhension de la carte, on va négliger les variations d’altitude de cette surface isentrope, et supposer que l’altitude, ou plutôt la surface isobare à laquelle on retrouve cette isentrope 320K est constante = 300hPa. Alors, en appliquant ce qui a été dit plus haut, on peut deviner que là ou le TP est supérieur à 1,5PVU, de l’air stratosphérique s’engouffre vers le sol ; que là où le TP est inférieur à 1,5PVU, la tropopause a été très légèrement repoussée vers la stratosphère ; et que là où le TP est égal à 1,5PVU, la tropopause est au niveau 300hPa (niveau normal).


  • En fait, ce n’est pas tant les valeurs de TP qui sont importantes, mais surtout les zones où le TP varie assez rapidement et sur de courtes distances. Dans ces zones, on dit qu’il y a « décrochage de la tropopause ». Et justement, un abaissement brutal de la tropopause indique un front d’altitude, qui oblige l’air qu’il y a juste devant lui à monter vers le haut. Cela peut également contribuer à la formation d’orages forts.

Orages dans l'air

Petit article après une alerte météo assez notable le 27.07.2012. En effet, ce ne sont pas moins de 40 départements en France qui sont sous vigilance orage d'après les prévisions de Météo France. Voulant en savoir un peu plus sur le pourquoi du comment, un petit détours sur wetter3.de me permet de faire mention de quelques éléments notables.

Généralement lors que l'on parle de conditions propres aux orages, ils existent quelques paramètres pertinents à aller contrôler.  Attention, les sources que je mets ici en perspective ne permettent pas de prévoir des orages si elles sont prises individuellement. Comme bon nombre de phénomènes météo, il faut mettre ensemble plusieurs paramètres pour arriver à une explication réaliste et consistante. Donc voilà un début de réponse, lequel sera probablement à creuser par la suite pour bien comprendre la situation.

Pour ma part, je me base dans cette situation, sur les éléments suivants :
- Indice de soaring
- Indice de décrochage de la tropopause
- Humidité relative
- Température

Je me suis bloqué sur 18:00 pour faire mon analyse. Les relevés fournissent les informations suivantes :


La carte ci dessus montre l'index de Soaring. En d'autres mots, cela représente l'indice de stabilité d'une masse d'air. On peut y lire si cette masse est le lieu de mouvements convectifs (en rouge) ou au contraire stable et calme (bleu).


La carte suivante est assez semblable à la première. Elle permet de se faire une idée des masses d'air ou les phénomènes convectifs sont importants (rouge/violet).


Couplée à la carte d'humidité, les informations de convection permettent de déterminer les zones potentiellement à risque d'orage. Cependant, il est important de noté que d'autres paramètres sont aussi à prendre en compte dans la prévisions d'orage. 

Une règle par exemple, dit que si la différence entre la température au sol et le dew point est de plus de 10°C alors les risques d'orages sont accentués. En y pensant un peu, on comprends vite qu'une telle zone est favorable à des nuages à grande extension verticale pour peu que l'air soit instable.

samedi 23 juin 2012

Cirrocumulus stratiformis

La tête en l'air comme d'habitude, j'ai eu l'occasion de voir hier un joli cumulus stratiformis au dessus de Geneve. Cette formation nuageuse relativement rare mets en avant la conjonction de différents paramètres incluant : un air instable, du vent en altitude et des température négative. D'une part ce type de nuage est exclusivement formé de glace. Sa constitution en une strate de petits moutons est la signature typique d'un air instable. Les vaguelettes qui semblent le parcourir sont la manifestation du vent. A noter que cette forme ondulatoire, dans le cas présent, est très certainement lié à des effets orographiques généré par le Jura.

Ce nuage n'est pas forcément un bon messager et sous entend souvent une dégradation du temps. Dans le cas présent, ce ne serai pas vraiment étonant puisque nous nous trouvons dans une masse d'aire de haute pression mais juste en périphérie d'un couloir de vent lié à une dépression plus au nord ouest. Il en résulte d'ailleurs un régime de vents Sud-Ouest.



Point interessant, dans les conditions d'observations rencontrées, le reste du ciel était spécialement dégagé et très peut humide. Ceci se traduit par un bleu profond et limpide.

dimanche 10 juin 2012

Les types de cumulus

Quelques notes aujourd'hui sur les grandes familles de cumulus. L'objectif de ce message n'est pas d'expliquer mais plutot de dresser la liste des différentes catégories de cumulus.

Cumulus humilis : Le cumulus humilis est un petit cumulus plus large que haut. Il est généralement la suite logique d'un cumulus fractus.

Cumulus fractus : Le cumulus fractus représente les prémisses de la fabrication d'un cumulus. Ce nuage est très petit. Il représente le tout premier stade de formation du nuage.

Cumulus mediocris : c'est un cumulus aussi large que haut.

Cumulus congestus : C'est un cumulus plus haut que large. Il est le stade suivant au médiocris et témoigne d'activité de convection en place. Son évolution peut aller sur de plus gros nuages, dont le cumulus calvinus.

Cumulus calvinus : C'est un cumulus actif plus haut que large et de taille dèjà conséquente. La particularité réside dans le fait que la partie haute n'atteind pas encore ou vient justs d'atteindre la tropopause.